LA MARQUISE

Palais des Congrés de Montréal

La MARQUISE du Palais des Congrés de Montréal, conçue en 1982, dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du gouvernement du Québec, est l’un des composants actifs du treillis tridimentionnel qui se développe en prolongement du plan incliné de la verrière du bâtiment. D’une longueur de 50 mètres sur 8 mètres de largeur, cette structure tubulaire triangulée porte une série de panneaux de verre de 2 mètres par 1 mètre 40 fixés sur deux barres longitudinales par des rotules à verrouillage qui permettent une rotation de 90 degrés. Les panneaux composés d’un verre teinté semi-miroir translucide sont disposés en quinconce dans un angle de réflexion perpendiculaire au sol. Réfléchissant partiellement le ciel, les visiteurs qui déambulent sur l’esplanade et le mobilier urbain, les panneaux “miroirs” créant un effet kaléodoscopique qui accentue le déferlement de reflets et de lumières au pied de la cascade de verre du Palais.
La MARQUISE est un projet réalisé dans le cadre du programme des arts intégrés du Gouvernement du Québec.
Miroir aux alouettes, la Marquise est la figure emblématique du doute. De cet état de l’esprit qui refuse toute certitude, qui n’affirme d’aucune chose, qui laisse à la pensée tout un territoire de libertés et d’initiatives La Marquise se joue de la vérité. Elle se moque de la réalité des faits et de la force des évidences en déjouant habilement nos perceptions.
Miroir magique, la Marquise fait apparaitre et disparaitre les personnes et les choses dans des mouvements impromptus qui évoquent a pulsation et la vivacité de l’évènement urbain. Mais que fait donc cette belle Marquise dans l’enceinte d’un Palais où défilent en cortège des souverains affairés, leurs ministres et leurs vasseaux? …
Elle distrait la cour de ses occupations en lui rappelant la vie qui bat dans le royaume. Elle réfléchit tout ce qui s’anime, se développe et évolue.
Elle transforme en images, lumières et couleurs le déferlement,le bouillonnement et le vacarme des activités du peuple.

Serges Gagnon Ph.D